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2026-07-28 · suivi chiffre d'affaires auto-entrepreneur

Suivi chiffre d'affaires auto-entrepreneur : la méthode mois par mois

Virement de 3 200 € le 14 mars pour la refonte d'un site. Le compte affiche 4 100 €, le mois paraît large, vous changez d'ordinateur portable. Fin avril, la déclaration trimestrielle porte sur 5 950 € encaissés et la cotisation part du compte dans la foulée. Elle n'était provisionnée nulle part. Le problème n'est pas le montant du chiffre d'affaires : c'est qu'il a été regardé une seule fois, la veille de la déclaration. Un suivi du chiffre d'affaires auto-entrepreneur tenu ligne par ligne donne, à chaque encaissement, la part qui n'est déjà plus à vous.

Le relevé bancaire ne fait pas ce travail. Il mélange l'argent qui reste et l'argent qui ne fait que passer, il ignore les factures parties mais jamais payées, et il ne dit rien de la trajectoire de l'année. Trois angles morts, trois mauvaises surprises possibles.

Quelle part de chaque encaissement n'est pas à vous ?

Reprenons le premier trimestre de ce graphiste : 1 850 € en janvier, 900 € en février, 3 200 € en mars. Soit 5 950 € encaissés. Appliquez un taux de cotisation de 22 % — chiffre d'exemple, on y revient — et la provision à garder de côté ressort à 1 309 €. Le seul mois de mars en représente 704 €.

Ce taux, ne le prenez pas dans un article. Il dépend de votre type d'activité et des options que vous avez retenues à l'inscription, il évolue, et il figure sur votre espace URSSAF ainsi que sur vos déclarations passées. C'est la seule donnée du tableau que personne d'autre que vous ne peut renseigner correctement. Notez-la une fois, au bon endroit, et vous n'y toucherez plus de l'année.

Une fois ce pourcentage inscrit, chaque ligne saisie doit produire deux montants et pas un seul : ce qui est entré, et ce qui est mis de côté. La différence entre les deux est le vrai chiffre disponible, celui sur lequel arbitrer une dépense.

Facturé et encaissé ne sont pas le même chiffre

Au 30 juin, l'outil de facturation affiche 24 900 € émis depuis janvier. La banque, elle, a vu passer 21 400 €. Les 3 500 € d'écart ne sont pas une erreur de calcul : ce sont deux factures en attente, dont une de 1 400 € envoyée en avril et jamais relancée.

Ces deux nombres répondent à deux questions différentes, et les confondre fausse tout le reste :

Une règle à trancher une fois pour toutes : la plupart des micro-entrepreneurs déclarent sur les sommes effectivement encaissées, pas sur les factures émises. Vérifiez celle qui s'applique à votre situation auprès de l'URSSAF, puis tenez-la sans exception. Une ligne datée au jour de la facture ici, au jour du virement là, et vos totaux trimestriels ne veulent plus rien dire.

Où en serez-vous en décembre ?

21 400 € au 30 juin. Multipliez par deux : l'année finit à 42 800 €. C'est la projection la plus simple qui soit, et elle est fausse presque à tous les coups, parce qu'elle traite janvier comme juin.

Regardez le détail. Janvier 1 850 €, février 900 €, mars 3 200 €, puis avril 4 300 €, mai 5 600 €, juin 5 550 €. Le premier trimestre pèse 5 950 €, le second 15 450 €. L'activité a changé de régime en cours de route. En projetant sur la moyenne des trois derniers mois — 5 150 € — les six mois restants donnent 52 300 €, soit près de 10 000 € de plus que l'estimation naïve.

Corrigez ensuite par ce que vous savez de votre métier. Si août est un mois mort chez vous, comptez cinq mois pleins et non six : la projection retombe à 47 150 €. Refaites l'opération chaque début de mois, elle prend trente secondes une fois les cumuls calculés.

L'intérêt de cette projection n'est pas de deviner décembre au centime près. C'est de savoir en septembre, et non en décembre, que vous vous rapprochez d'un seuil. Les plafonds du régime micro et celui de la franchise de TVA ne sont pas identiques selon que vous vendez des marchandises ou des prestations de service, et ils sont révisés. Relevez les vôtres une fois sur le site officiel, inscrivez-les dans votre tableau, et laissez la comparaison se faire seule à chaque saisie.

Les erreurs qui reviennent trimestre après trimestre

Combien de temps ça prend vraiment

Le suivi se joue à trois rythmes, et un seul demande de la discipline.

Au démarrage, une configuration : votre type d'activité, votre taux de cotisation relevé sur votre espace URSSAF, les seuils qui vous concernent. Dix minutes, une fois.

Ensuite, une ligne par encaissement : la date, le client, le montant, le type d'activité. Vingt secondes, le jour même, pendant que le virement est encore sous les yeux. C'est la seule habitude à tenir.

Enfin, une relecture mensuelle : provision cumulée, position par rapport aux seuils, écart entre facturé et encaissé. Dix minutes.

Tout le reste doit se calculer seul. Si vous devez ressortir la calculatrice pour savoir combien mettre de côté, vous arrêterez en mars. C'est ce que fait le Tableur Auto-Entrepreneur 2026 : un onglet de saisie où une ligne suffit, un tableau de bord qui affiche le chiffre d'affaires du mois, du trimestre et de l'année, la provision URSSAF calculée à chaque saisie, une jauge d'alerte sur les plafonds micro et le seuil de TVA, le chiffre d'affaires déjà ventilé pour la déclaration de revenus, et les indicateurs habituels — chiffre d'affaires moyen, meilleur mois, poids de chaque client. Sur Excel comme sur Google Sheets, sans abonnement — Tableur Auto-Entrepreneur 2026.

Faites le test ce soir sur un seul trimestre. Ouvrez votre relevé, additionnez ce qui est réellement entré sur les trois derniers mois, appliquez votre taux de cotisation, et comparez le résultat à ce qui dort actuellement sur votre compte. Si le second nombre est plus petit que le premier, vous venez de trouver la ligne qui manquait à votre tableau.

Excel + Google Sheets

Tableur Auto-Entrepreneur 2026

Suivi du CA, cotisations URSSAF, impôt, plafonds et TVA — calculés automatiquement. Excel + Google Sheets, barème 2026.

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